Cessna 188 AG Wagon version grand modèle

///Cessna 188 AG Wagon version grand modèle

Cessna 188 AG Wagon version grand modèle

Les remorqueurs et moi …

Après avoir « explosé » mon tout nouveau Piper Super Cub Toni Clark lors de sa première sortie, je me mettais en quête d’un nouveau remorqueur, avec un cahier des charges bien précis :

  • look, doit ressembler à un avion réel (je sais, c’est pas raisonnable, mais tant pis),
  • aile basse, pour limiter la sensibilité au vent,
  • taille, pour la capacité à remorquer des planeurs de plus de 20 kg,
  • largement préfabriqué (2 ans pour construire le Piper, je n’ai plus le courage).

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Déniché sur un site de petites annonces, je trouvais ce kit, cédé par son propriétaire après une expérience difficile au cours du premier vol (avion centré trop arrière). Il s’agit d’un Cessna AG Wagon, d’une envergure de 3m, 2m de long, et 17kg tout équipé.

Le kit, encore vendu par certains magasins en ligne, est une fabrication chinoise de qualité correcte.

 

 

Le grandeur

Le Cessna AG Wagon est un avion de travaux agricoles, comme le Piper Pawnee. Les deux modèles se ressemblent d’ailleurs fortement, au point que certains les confondent. Ces avions sont également utilisés pour le remorquage des planeurs grandeurs, à Buno Bonneveau notamment, qui utilise des Pawnee.

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Il existe en trois versions : Wagon, Husky et Truck, selon l’usage.

 

Au travail

Après voir récupéré l’avion chez le vendeur, en Normandie, je passais mon hiver à le monter, ou plutôt à l’équiper.

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Le précédent propriétaire l’avait équipé d’un JC EVO 120, je conservais ce choix, ne serait-ce que pour éviter de devoir repercer le capot. De plus, après avoir parcouru les forums, il s’avère que ce moteur bénéficie d’une très bonne réputation, avec un prix tout à fait raisonnable pour un flat twin de cette cylindrée (la moitié du prix d’un DA-120).

L’hiver fut également mis à profit pour le rodage du moteur, qui s’est avéré très facile à démarrer et à priori très puissant. Le gros point noir est le bruit du moteur, que les silencieux d’origine n’arrivent pas à limiter, il faut voir aussi comment ils sont conçus … Donc, l’achat de deux silencieux Krumscheid était incontournable.
Nouvelle mauvaise surprise : la conception de l’avion, avec sa clé d’aile sur le fond du fuselage, ne permet pas de loger les canisters dans le fuselage. Ils seront donc à l’extérieur. Etant donné la vocation « agricole » de l’engin, destiné à du remorquage, cet inconvénient est faible, et il sera plus aisé de vérifier ainsi que les silencieux sont bien fixés.
Les pipes d’échappements étant complètement sur mesure dans cette configuration, il va être nécessaire de les façonner à la bonne dimension. Krumscheid fournit tout ce qu’il faut pour ça, mais la brasure est à ma charge. Enfin, à la charge de Gérard, car braser de l’inox ne s’improvise pas, et une certaine expertise est nécessaire pour obtenir un résultat satisfaisant.

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Sur un modèle de cette taille, avec des surfaces de volets importantes, j’optais pour des servos de grosse puissance (15 kg), en 7,4v. Le DPSI mini 6 magic d’Emcotec que j’y ai installé permet d’avoir une tension stabilisée pour la réception, tandis que les servos sont à la tension des batteries, soit 2 LiPos 2S de 5500 mhA. La majorité des servos sont de marque Hyperion, qui présentent un rapport qualité prix imbattable, et une fiabilité exemplaire. Depuis 5 ans, je n’utilise plus que ça.

 

Essais en vol

Cesna HB

Les premiers essais ont eu lieu récemment, juste à la sortie de l’hiver, le 27 mai, où les premiers vols ont été réalisés par Gérard. La première constatation est que le modèle vole très bien, est très sain, mais très lourd, donc l’atterrissage demande du doigté car il allonge le bougre. La séance d’essais n’a pas été très longue car j’avais sous estimé la quantité de carburant présente dans le réservoir (le niveau de carburant se vérifie fuselage à l’horizontal il parait …) et j’ai du poser l’engin dans le champs moteur calé. Pas trop de bobo, à part les axes de roue et la fixation du train à consolider, mais moteur coupé, le taux de chute est impressionnant, ça n’est pas un planeur !

D’autres essais vont suivre, et lorsque je l’aurai bien en main, nous pourrons passer au remorquage.

Les photos prises le jour du premier vol sont toutes ici. Merci à Gérard et Stéphane pour leurs photos superbes.

A suivre.

 

By | 2017-05-15T17:59:53+00:00 mai 29th, 2013|Essais, Présentations|0 Comments

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